La mère est un motif récurrent dans l’histoire de l’art. Longtemps dépeinte sous les traits de la Vierge, puis de la gardienne de la lignée, elle prend à partir du 18e siècle une figure aimante et protectrice.
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La mère est un motif récurrent dans l’histoire de l’art. Longtemps dépeinte sous les traits de la Vierge, puis de la gardienne de la lignée, elle prend à partir du 18e siècle une figure aimante et protectrice.
Le modèle de la « bonne mère » a beaucoup évolué depuis le 19e siècle, rendant cette tâche de plus en plus compliquée.
Véritable bouleversement pour nombre de femmes dans les années 1950, l’accouchement sans douleur, venu d’URSS, a été aussi précurseur des combats politiques liés au corps.
À partir du 18e siècle, des sages-femmes diplômées viennent remplacer les anciennes matrones, contribuant à diviser par deux la mortalité des mères à la naissance.
Les positions de l'enfantement, liées à un contexte magico-religieux, ont varié selon les époques. Au fil des découvertes, l’art obstétrical est devenu une science.
Que l’on ait enfanté ou non, que l’on soit homme ou femme, nous avons tous une mère. La littérature témoigne de cet attachement à celle qui nous a conçus.
Entre destinée biologique, exigence morale et liberté de procréer, la maternité est une expérience qui a connu plusieurs évolutions contrastées depuis le 17e siècle.
Jusqu’au début du 20e siècle en France, donner un enfant à un parent ou à défaut à un ami est courant. Un geste motivé par la solidarité familiale ou le désir d’offrir un meilleur avenir à sa progéniture.
Au 17e et 18e siècle, une femme est d’abord une mère de famille nombreuse, qui allaite ses bébés jusqu’à deux ans. Les familles riches, elles, mettent leurs enfants en nourrice. C’est le cas à la Cour de France, où chaque naissance royale constitue une véritable « affaire d’État ».
Des mères actives qui participaient à la vie économique, sociale et artistique du groupe : tel est le nouveau visage des femmes de la préhistoire qu’offrent les recherches récentes.
Atteinte à la puissance paternelle dans l’Antiquité, crime contre Dieu au Moyen Age, contre l’État aux 19e et 20e siècles et aujourd’hui contre la vie… l’avortement n’a jamais cessé de susciter l’opprobre.
L’allaitement au sein reste la règle pour la majorité des nourrissons jusqu’à la fin du 19e siècle. Rejeté par les médecins au 20e siècle, il est de nouveau plébiscité depuis une trentaine d’années.
Au Moyen Âge, le culte de Marie et de l’enfant Jésus connaît un succès grandissant, alors que les récits de la Bible offrent aux familles des modèles de tendresse maternelle et paternelle.
Souvent attribuée au maréchal Pétain, la Fête des mères remonte en fait à la préhistoire. Elle s’est imposée, au fil des siècles, comme une tradition du calendrier républicain qui, malgré les critiques, reste incontournable.
La notion d’intimité a émergé au 19e siècle, d’abord avec le développement des chambres et salles de bains, puis avec le surgissement du moi. Elle témoigne d’un nouveau rapport de l’individu à lui-même.