Désirant, abusé, affamé, maternel, sportif, vieillissant… : le corps féminin est au centre de nombreux récits. Témoin d’un nouvel âge du féminisme ?
Désirant, abusé, affamé, maternel, sportif, vieillissant… : le corps féminin est au centre de nombreux récits. Témoin d’un nouvel âge du féminisme ?
Sous l’œil des romanciers, les vies inquiètes des « ni riches ni pauvres » éclairent les transformations de la société française. Au grand rêve de prospérité des années 1960 s’est substituée la peur de la précarisation.
Le monde de l’entreprise a peu inspiré les écrivains français du 20e siècle, jusqu’à l’irruption de l’open space dans le roman des années 1990. Avec la montée du chômage, la figure du cadre effondré d’ennui a rapidement cédé la place à celle du salarié sous pression.
À travers son œuvre, l’écrivaine livre une radiographie de la condition des femmes au 20e siècle. Elle est revenue sur sa démarche lors d’un entretien organisé dans le cadre des 14es rencontres « Littérature : enjeux contemporains » organisées par Dominique Viart et la Maison des écrivains et de la littérature, sur le thème « Faire commun ».
Qu’ils soient courageux, résilients ou ascétiques, les héros restent au centre des récits littéraires. À travers leurs trajectoires et tiraillements, ce sont nos valeurs qui se donnent à lire.
L’écrivain ne doit pas être confondu avec un sociologue, estime le romancier Mathieu Larnaudie. Le regard singulier qu’il jette sur la société lui permet au contraire de l’éclairer d’un jour nouveau.
Inventer d’autres langues, d’autres histoires, d’autres rythmes pour évoquer les convulsions du monde : c’est le pari d’une génération d’écrivains français qui repensent, comme Laurent Gaudé, la figure de l’auteur engagé.
La littérature française fait retour au réel. Les écrivains s’immergent dans la société pour en dévoiler les ressorts et en formuler les impensés.
Comment conduire sa vie dans un monde fondamentalement absurde ? Cette question traverse l’œuvre de Camus, écrite dans une époque polarisée par les idéologies. De romans en essais, il a tenté de fonder une pensée équilibrée et lucide, capable de « désintoxiquer les esprits et apaiser les fanatismes, même à contre-courant ».
Pour comprendre des adhésions politiques, décrire la honte sociale ou explorer la mémoire de la guerre, de nombreux écrivains inventent aujourd’hui des écritures hybrides, mêlant introspection et ambition sociologique.
Iris a 13 ans et vit à Paris. Elle lit de moins en moins de livres imprimés. Elle préfère désormais « scroller » des « webtoons », ces bandes dessinées d’origine coréenne adaptées aux smartphones. Et si l’avenir de la littérature se jouait sur les plateformes numériques ?
Depuis vingt ans, le roman réaliste a cédé la place à des récits fantastiques ou dystopiques, où des héroïnes luttent pour un monde plus juste sur fond d’inégalités de genre et de crise écologique.
Loups, monstres, ogres épouvantables et sorcières maléfiques hantent les contes et fictions pour enfants.
La littérature de jeunesse est le seul secteur de l’édition où la censure s’exerce ouvertement en démocratie. Comment cette « censure » fonctionne-t-elle et à partir de quelle réglementation ?
À travers ses intrigues et personnages, la littérature jeunesse propose bien davantage qu’un divertissement : un laboratoire où jouer et rejouer les scénarios possibles de l’existence.