Le bien-être n’est-il qu’une affaire de revenu ? Le PIB est-il la clé du développement d’un pays ? En allant contre des décennies d’orthodoxie comptable, Amartya Sen et Martha Nussbaum ont proposé une autre approche qui tient compte de ce que chacun est en mesure de faire pour améliorer sa qualité de vie.
Philosophie
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L'humanité à l'épreuve de l'antispécisme
La prise de conscience de la condition animale mobilise militants et philosophes. Au-delà même des comportements alimentaires, c’est à une profonde remise en question de la sujétion de l’animal à l’homme qu’invite désormais le mouvement antispéciste.
Le care un humanisme au féminin ?
Peut-on bâtir une morale, des règles de travail, voire une société tout entière sur le seul principe de la sollicitude envers autrui ? Conçue au départ comme une disposition féminine, la morale du care est devenue un enjeu éthique universel qui a fait sa place dans l’humanisme moderne.
L'humanisme face à la technoscience
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les auteurs qui dénoncent les dangers et les vices de la civilisation technique mettent à mal les idées de progrès et d’autonomie de l’homme. Signent-ils pour autant l’arrêt de mort de l’humanisme ?
Kant et la paix universelle
Selon Emmanuel Kant, seuls la morale et le droit sont en mesure d’amener la paix entre les hommes et entre les nations. Une idée neuve en 1795, mais qui fera son chemin au 20e siècle, même si elle reste encore loin du but.
John Locke, le libéral
Parce que doté d’une morale naturelle, l’homme s’améliore lorsqu’il est libre de consentir aux contraintes de la vie sociale.
Humanistes, les Grecs ?
De l’Antiquité à l’humanisme des Lumières, la filiation n’est pas si claire : beaucoup d’auteurs grecs doutaient du progrès de la raison et avaient de l’égalité entre les hommes une vision pour le moins restrictive. Mais la Renaissance en fera tout de même son miel.
Nietzsche et les illusions de la morale
Friedrich Nietzsche est l’auteur d’une critique radicale de l’humanisme. Selon lui, la morale est l’ultime ruse des faibles pour domestiquer les puissants.
Deux versions de la perfectibilité de l'homme
Le progrès humain est une idée presque neuve en 1750. Parmi les philosophes, nombreux sont ceux qui placent tous leurs espoirs dans les arts et les sciences, mais d’autres s’inquiètent déjà de leurs mauvais usages. C’est le cas de Jean-Jacques Rousseau, pour qui la raison ne fait pas la sagesse.
Montaigne, le sceptique
Michel de Montaigne, tout penseur humaniste qu’il soit, n’en entretient pas moins de sérieux doutes sur la capacité de l’homme à s’élever par la raison au-dessus du reste de la Création.
Qu'est-ce que l'humanisme ?
L’humanisme place l’homme au centre de ses valeurs. Mais quel homme ? Celui qu’il est ou celui qui travaille à se dépasser lui-même, au risque d’en oublier toute mesure et remettre en question sa place ?
Karl Marx et les droits humains
Pourquoi Karl Marx, porteur d’un projet qui se voulait humaniste et émancipateur, s’est-il tant méfié des droits de l’homme ? Conscient des mésusages possibles de la liberté individuelle, il en oublia les indispensables libertés publiques.
Aux sources des droits humains
L’idée d’un droit humain placé au-dessus de tous les autres passe pour une idée révolutionnaire. Mais elle n’est pas si neuve que cela en 1789, et ses racines théologiques sont anciennes.
Face au christianisme Entretien avec Pierre Vesperini
La tradition humaniste des philosophes gréco-latins a-t-elle été étouffée par le christianisme ?
Hobbes, le pessimiste
Le Leviathan (1651) de Thomas Hobbes témoigne d’une profonde désillusion : l’homme est par nature si asocial que seul un pouvoir fort peut l’amener à de meilleures dispositions.
Dans les méandres du ressentiment
Explorant les tréfonds de notre être, Cynthia Fleury livre un essai passionnant sur la naissance du ressentiment ainsi que ses effets néfastes, tant sur l’individu que sur la démocratie.
La philosophie contre-attaque
Sceptique, cynique, kantienne, schopenhauérienne… Quelques stratégies de résistance philosophique à la connerie des autres, et surtout à la nôtre !
Maurice Merleau-Ponty, un philosophe en quête de sens
Dans les années 1950, le monde des idées est en pleine ébullition. Passeur de la phénoménologie de Husserl, opposé à son ami Sartre par ses positions antistaliniennes, admirateur de Lévi-Strauss et fervent défenseur du programme structuraliste, Merleau-Ponty devient le promoteur des sciences sociales, auxquelles il convertit toute une génération de philosophes.