Du védisme des origines à l’actuel hindouisme, en passant par la querelle entre bouddhisme et brahmanisme, les pensées indiennes ont connu de multiples évolutions… Retour sur trois millénaires de débats.
Du védisme des origines à l’actuel hindouisme, en passant par la querelle entre bouddhisme et brahmanisme, les pensées indiennes ont connu de multiples évolutions… Retour sur trois millénaires de débats.
Élaborée il y a 2 500 ans, la pensée de Confucius est présentée aujourd’hui comme l’incarnation idéologique d’une Chine éternelle. Histoire d’un contresens.
En 1949, Simone de Beauvoir publie un essai explosif sur la condition féminine. Le Deuxième Sexe devient la référence fondatrice des mouvements de libération des femmes et le socle des gender studies americaines.
À la fois philosophe, écrivain, moraliste et conseiller – richissime – de Néron, Sénèque est l’un des plus illustres représentants du stoïcisme romain. Son œuvre s’apparente à un programme d’entraînement à la sagesse et au bonheur.
Le philosophe Paul Ricœur s’est intéressé à quantité de sujets : le langage, l’éthique, l’histoire, la justice, la religion… Mais sans jamais perdre de vue son cap : mettre la pensée au service du progrès humain.
Dans le jargon normalien, il est connu pour être le « caïman de la rue d’Ulm », l’agrégé-répétiteur qui aura formé et influencé les penseurs les plus importants de notre époque. Philosophe marxiste, Louis Althusser a incarné un moment crucial de l’histoire intellectuelle… avant de tomber dans l’oubli.
Rien ne sert de refuser la vulnérabilité humaine. Il faut donc plutôt apprendre à faire et à penser avec elle. Ce qui suppose d’accepter la place du corps et des émotions dans notre vie.
Figure de proue de la « deep ecology », Arne Næss appelle à reconnaître la valeur intrinsèque de tout être vivant. Ce qui doit conduire à transformer radicalement notre mode de vie pour qu’il soit plus respectueux des milieux naturels.
Inutile de chercher à donner un sens à la vie. Il n’y en a pas. Nous devons vivre avec l’absurde. Ce qui n’obère pour autant pas la possibilité du bonheur.
La mort est l’horizon indépassable de toute vie. Comment les philosophes appréhendent-ils cette réalité ? Les positions divergent. Petit panorama.
Depuis Platon, la philosophie, faussement désincarnée, est portée au mépris de la vie sensible. Nietzsche l’appelle au contraire à être affirmatrice et à nous réconcilier avec l’existence.
Pour Kant, la recherche du bonheur n’est pas le but de notre existence. La vie ne vaut d’être vécue que si elle s’efforce de faire le bien. C’est à cela que nous devons consacrer notre énergie.
Intransigeants, Pascal et Kierkegaard font le choix de la vie chrétienne contre la vie mondaine. Nul besoin alors d’un art de vivre. La religion suffit.
La voie du bonheur véritable passe par la philosophie. Malheureusement, les hommes en font souvent peu de cas.
Dans l’Antiquité, la philosophie était d’abord un mode de vie et non une simple construction théorique. Cette conception fait toujours sens. Ni verbiage ni recueil de recettes, la philosophie trouve sa voie dans l’articulation entre pensée et vie réelle.
Comment vivre bien, si l’on ne parvient pas à mettre ses actes en conformité avec ses intentions et préférences ?
C’est par un retour à la philosophie antique que Pierre Hadot et Michel Foucault repensent la philosophie comme outil de transformation de soi et du mode de vie. Mais ils s’éloignent l’un de l’autre quand il s’agit d’appréhender la place que peuvent vraiment jouer ces philosophies dans notre présent.
Contre toute attente, Cioran montre qu’un pessimisme radical peut être un mode de survie. Surtout quand on conjugue le désespoir et la lucidité avec le rire.