Peut-on lier l’éthique et la politique en parlant de « guerre juste » ? Le débat depuis l’Antiquité n’a cessé de diviser, d’autant que l’idée n’est pas à l’abri des instrumentalisations.
Peut-on lier l’éthique et la politique en parlant de « guerre juste » ? Le débat depuis l’Antiquité n’a cessé de diviser, d’autant que l’idée n’est pas à l’abri des instrumentalisations.
S’il ne fallait retenir qu’un débat de la philosophie politique contemporaine, ce serait sans hésiter celui ouvert par la publication de Théorie de la justice de John Rawls en 1971.
Pourquoi les individus se réunissent-ils en sociétés ? Comment les « États » naissent-ils ? Hobbes, Locke et Rousseau tentent, chacun à sa manière, d’expliquer l'origine et les rouages de toute communauté humaine.
Apparue dans les années 1990, l’expression « devoir de mémoire » s’est imposée dans l’espace public. Elle s’est polarisée sur la Shoah, puis sur d’autres tragédies historiques comme l’esclavage. Qu’est-ce qui distingue le devoir de mémoire des commémorations classiques ? Comment enseigner la mémoire à l’école ? Peut-on lui opposer un droit à l’oubli ?
En imaginant l’Utopie, contrée mêlant normes égalitaristes et idéaux chrétiens, Thomas More s’attaque à la monarchie anglaise du 16e siècle. Et crée simultanément un nouvel outil politique pour réformer l’Europe capitaliste.
Premier théoricien à se réclamer anarchiste, Proudhon fut aussi un penseur de la justice, de la guerre, de la religion, de l’accès au microcrédit et un chantre du fédéralisme… Après avoir été longtemps occultée par le marxisme, sa pensée ressurgit aujourd’hui, brandie en étendard par des courants nombreux et parfois opposés.
L’idée d’une crise de la démocratie est devenue un poncif. Faut-il pour autant craindre un recul des libertés et un retour des autoritarismes ?
La démocratie n’en a pas fini avec la figure du chef charismatique. Qu’elle agace ou fascine, elle permet une personnification de l’action politique face aux logiques invisibles de la bureaucratie et des marchés.
Loin des fantasmes sur la mainmise des milieux d’affaires, l’analyse de la fabrique de la loi donne à voir un tableau plus nuancé : elle montre à quel point les lobbies n’imposent pas des lois mais les « coproduisent » et participent au (dys)fonctionnement du système politique.
Refuser d’obéir à la loi pour montrer à tous son iniquité : tel est le principe de la désobéissance civile. Théorisée par David Thoreau au 19e siècle, elle irrigue les nouveaux courants contestataires, des Anonymous aux zadistes.
Père de l’écologie politique et de la décroissance, André Gorz a eu une influence importante sur la gauche grâce à son « utopie concrète » : un monde où le travail, aboli, céderait la place à des activités autonomes, conviviales et créatives. Dix ans après son suicide, que reste-t-il de ses idées ?
Référendums populaires, votations, délibérations citoyennes, Web 3.0… : les initiatives se multiplient pour rendre le pouvoir aux citoyens. La démocratie en sortira-t-elle grandie ?