En attendant de devenir le nom du drame intime de toute existence humaine, Œdipe a endossé plus d’un rôle : héros tragique, pécheur libidineux au Moyen Âge, révolté au temps des Lumières, philosophe au 19e siècle.
En attendant de devenir le nom du drame intime de toute existence humaine, Œdipe a endossé plus d’un rôle : héros tragique, pécheur libidineux au Moyen Âge, révolté au temps des Lumières, philosophe au 19e siècle.
Même si le récit de déluge le plus célèbre se trouve dans la Bible, il en existe beaucoup d’autres, dont toute une série en Mésopotamie. Tour d’horizon des diverses versions du mythe, de ses interprétations et des tentatives d’explications de son émergence.
Une nouvelle méthode, inspirée par la génétique, permet d’établir la généalogie des variantes d’un même mythe et de localiser sa source ancienne. Démonstration.
Une légende andine millénariste a traversé les siècles. Voici comment elle est devenue un symbole vivant de la nation péruvienne, avant de drainer des foules cosmopolites attirées par le kitsch du néochamanisme.
Sisyphe est ce héros que les dieux de l’Olympe condamnèrent à pousser inlassablement le même rocher. Albert Camus y a vu le modèle de l’homme jeté dans un monde fait de répétition et d’absurdes activités. Qu’avait donc fait Sisyphe pour mériter ce châtiment ? La réponse fait de lui un héros transhumain.
Toutes les fins du monde légendaires ne se ressemblent pas. Pour certaines cultures anciennes, le monde, n’ayant pas été créé, ne saurait disparaître mais seulement se renouveler. Les apocalypses sont des inventions plus tardives, qui ont prospéré avec le christianisme.
Depuis l’Antiquité, les mythes intriguent par leur étrangeté. Philosophes, poètes, puis linguistes, anthropologues et historiens on tenté de les déchiffrer de différentes manières.
Les mythes ne sont ni des romans ni des mémoires ni des prières. Que racontent-ils ? Il y a bien longtemps que des esprits curieux les soupçonnent de cacher autre chose que ce qu’ils disent. De là est née la science des mythes.
De rituel réparateur qu’il était, le bouc émissaire est devenu, aujourd’hui, une façon de dénoncer une croyance fausse. Un mythe en quelque sorte…
De nombreuses légendes décrivent la manière dont les hommes auraient pris le pouvoir sur les femmes. Ce qui suppose qu’avant, elles le détenaient. Le matriarcat primitif a été plus d’une fois réfuté, puis a refait surface en appui à la cause féministe.
De la tour de Babel, il ne reste pas trace, et c’est normal : elle ne fut jamais achevée, à cause de la punition divine qui vaut encore aujourd’hui aux hommes de ne pas tous parler la même langue. Une punition ? Est-ce bien sûr ?
Les grands héros civilisateurs vont souvent par paires. Et le plus civilisé des deux n’est pas toujours celui qui l’emporte.
Identifier des ressemblances entre les mythes d’ici et de là-bas ne suffit pas. Encore faut-il expliquer pourquoi. Après bien des tentatives, la nouvelle mythologie comparée ne retient que deux raisons : l’héritage et l’emprunt.
Accéder aux imaginaires de nos ancêtres, une mission impossible ? Pas forcément. Certaines méthodes permettent de retracer la préhistoire des mythes.
Le new age, le fondamentalisme ou l’évangélisme ne sont que des facettes d’une nouvelle ère religieuse. Ils seraient l’expression d’une humanité prise entre la célébration de l’individu et la volonté de s’ouvrir à un monde de plus en plus interconnecté.
Si l’origine du religieux a pris place à un moment indéterminé de la préhistoire, son évolution a été marquée par deux périodes clés de mutations conjointes entre société et spiritualité : la révolution néolithique et le moment axial.
La culture américaine s’est structurée autour de quelques notions majeures, comme le self-made-man ou l'Amercian way of fife. Passage en revue.