Nous ne pouvons que débusquer l’erreur, jamais démontrer une vérité. Le chantre du rationalisme critique qu’est Karl Popper applique ce principe à la démarche scientifique, mais aussi à la réflexion politique.
Nous ne pouvons que débusquer l’erreur, jamais démontrer une vérité. Le chantre du rationalisme critique qu’est Karl Popper applique ce principe à la démarche scientifique, mais aussi à la réflexion politique.
Pour Raymond Boudon, les phénomènes sociaux ne sont autres que l’agrégation de décisions individuelles obéissant à des motifs rationnels.
Trouver des idées neuves naît-il d’une illumination soudaine ou d’un patient travail de création qui exige beaucoup de méthode et de labeur ?
L’économie comportementale décrypte les incitations qui orientent le plus souvent nos comportements de salariés ou de consommateurs.
Le management par les valeurs s’est développé dans les entreprises en réponse à l’hypertrophie des procédures. Les valeurs peuvent régénérer le travail collectif, mais à condition de respecter certains critères.
Les décisions prises en groupe souffrent souvent de nombreuses erreurs d’appréciation. Comment expliquer cette faiblesse du jugement collectif alors même que celui-ci est instauré pour pallier les déficiences individuelles ?
Pour le sociologue Gérald Bronner, Internet donne une visibilité accrue aux croyances les plus radicales. Celles-ci sont facilement acceptées par le grand public car elles flattent les pentes les plus naturelles de notre esprit.
Faire descendre la raison du piédestal où René Descartes l’avait placée, tel est le pari du philosophe écossais. À partir d’observations simples sur nos habitudes mentales, il fait valoir le rôle de l’expérience dans la connaissance.
Avec René Descartes, la philosophie entame sa révolution copernicienne. En s’inspirant des mathématiques, le penseur français positionne le raisonnement au centre de la connaissance.
Le contrôle de soi fait l’objet de nombreuses recherches : elles visent à comprendre comment une partie de soi-même tente de dominer l’autre.
L’intuition n’est pas un mystérieux sixième sens qui donnerait accès à un savoir extralucide.
Elle couvre des processus mentaux, du coup d’œil de l’expert à l’intelligence émotionnelle : des modes de connaissance incorporés, rapides et non conscients qui s’imposent comme des évidences.
On commence aujourd’hui à en décrypter les secrets et à mieux comprendre les raisons de sa fiabilité relative.
La « théorie critique » de l’école de Francfort visait à dévoiler, derrière l’illusion d’une raison triomphante et universelle, une idéologie aliénante marquant la justification d’un ordre social dominant.
Appliquant les théories économiques aux comportements, Gary Becker envisage les relations familiales ou la criminalité comme le résultat d’arbitrages individuels entre coûts et bénéfices.
Religion, économie, droit… Max Weber a exploré comment un processus de rationalisation transformait les sociétés occidentales.
Pour Raymond Boudon, les phénomènes sociaux ne sont rien d’autre que l’agrégation d’actions individuelles explicables par des motifs rationnels.
Nous avons deux systèmes de pensée qui se relaient, se complètent et provoquent aussi nos erreurs de jugement. Daniel Kahneman, père de l’économie comportementale, livre dans son dernier ouvrage le résultat de trente ans de réflexions et d’expériences.
Génie du « tournant de 1800 » en Allemagne, Georg Hegel incarne le maître de l’idéalisme allemand. À l’origine du dernier grand système philosophique de l’histoire, il défend un projet de penser la totalité du monde. Critiquée, refoulée, ignorée, son œuvre est aujourd’hui redécouverte.