Le meurtre de Catherine « Kitty » Genovese à New York en 1964 a inspiré à la recherche une théorie connue en psychologie sociale sous le nom d’« effet témoin » – ce phénomène de dilution de la responsabilité individuelle au sein d’un groupe, qui expliquerait notre moindre propension à intervenir dès lors que d’autres personnes se trouvent témoins de la même scène, d’accident ou de crime par exemple. Les premiers échos de l’affaire Genovese avaient fait état de la présence de 38 témoins qui ne seraient pas intervenus pour empêcher l’assassinat. Des faits largement démentis par la suite (1). 1
Un demi-siècle après, retour sur le cas «Kitty Genovese»
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