En février 2004, une expertise collective consacrée à l’efficacité des psychothérapies, initiée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), fait nettement pencher la balance en faveur des TCC* (thérapies comportementales et cognitives) au détriment de la psychanalyse. Un conflit s’ensuit entre les deux parties. L’historien Mikkel Borch-Jacobsen et quelques figures de proue des TCC, comme Jean Cottraux, Didier Pleux et Jacques Van Rillaer, publient alors un Livre noir de la psychanalyse dévastateur. Celui-ci apparaît comme un écho des Freud Studies, recherches historiques anglo-saxonnes faisant la part de l’ombre et de la lumière dans les vies, les œuvres et les pratiques des figures psychanalytiques tutélaires. Les freudiens répliquent en 2006 par un Anti-livre noirprésentant la psychanalyse comme le bastion de l’humanisme face aux TCC, dénoncées comme des techniques de formatage et de dressage au service d’une idéologie gestionnaire néolibérale. À cela se rajoute la polémique quant à l’usage du titre de psychothérapeute. Une loi est votée en 2004, dont les décrets d’application seront sans cesse ajournés.
Guerre des psys
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