Les barbares, selon la conception grecque puis romaine, sont ceux qui ne parlent pas la langue grecque (ils bredouillaient « bar-bar-bar » selon les Hellènes moqueurs). C’est-à-dire à dire beaucoup de monde : Goths, Huns, Vandales, Francs, Scythes…, voire, d’un point de vue romain, Perses, qualifiés de « barbares civilisés ». Longtemps, cette conception dépréciative a prévalu mais le regard porté sur ces peuples a évolué pour prendre en compte leurs spécificités. Les nationalismes du XIXe siècle ont ainsi contribué à distinguer chaque communauté ethnolinguistique (les Slaves par exemple). La connaissance historique étant tributaire de sources (écrites surtout) rares, les zones d’ombre demeurent nombreuses.
Le retour en grâce des barbares
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