Mobilités : une rupture historique

La voiture sur le déclin ? On n’y est pas encore, mais des changements de comportement semblent se faire jour. Analysant l’évolution des mobilités des Français entre les deux dernières grandes enquêtes « Transport » (1993-1994 et 2007-2008), Richard Grimal montre en effet une nette diminution de la part de l’automobile dans les déplacements quotidiens au sein des centres-villes (de 55 % à 21 % des trajets) et, dans une moindre mesure, des banlieues (de 63 à 47 %). Ce déclin de l’automobile se fait naturellement au bénéfice des transports en commun, qui représentent désormais 31 % des trajets quotidiens en centres-villes (9 % en 1993), et des « modes actifs » tel que le vélo ou la marche à pied (45 % des déplacements en 2007, 33 % en 1993). Selon R. Grimal, on peut voir là l’effet des politiques en faveur des modes de transports alternatifs menées au cours des années 1990, mais surtout des hausses des carburants.

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