Vie et mort des objets du quotidien

Faire durer les objets, Julie Madon, Presses de Sciences Po, 272 p.2024.

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Colette, 83 ans, a acheté son lave-linge en 2000. Après vingt ans de bons et loyaux services, le tambour ne se remplit plus et la machine s’arrête. La retraitée trouve la parade : verser manuellement huit litres d’eau dans le lave-linge pour relancer le cycle. Durant quatre mois, elle donne ce coup de pouce à l’appareil, jusqu’à ce qu’un de ses fils change la pièce défaillante et que tout rentre dans l’ordre. « Vous voyez, ce n’est pas si facile que ça de faire durer les choses ! », s’exclame l’octogénaire. Ce n’est pas Julie Madon qui la contredira : elle vient de consacrer sa thèse aux « pratiques de longévité » mises en place par des consommateurs pour allonger la durée de vie des objets du quotidien, de l’électroménager aux vêtements, en passant par le mobilier et les instruments de musique.

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