Les émotions, c'est capital !

Chez les élèves comme chez les enseignants, le « capital émotionnel » constitue une ressource précieuse pour le développement personnel, professionnel et organisationnel. D’où l’importance d’apprendre à identifier ses émotions et celles des autres.

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Ils s’appellent Sofiane, Mélissa, Gaël. Ils font partie d’une Segpa, une section d’enseignement général et professionnel, dans un collège de l’Ouest de la France, à Laval, et ont remporté le concours d’écriture journalistique d’un grand quotidien de l’Ouest ouvert à l’ensemble des collégiens de la région. Pourtant classés comme élèves présentant des difficultés scolaires graves et persistantes, sous l’acronyme « DYS » (dysorthographique, dyslexique…), ils ont réussi à dépasser leur crainte de l’échec et sont heureux. Aïssa, Chloé, Karim, Sirine, collégiens à Montpellier, découvrent l’enchantement de la musique classique et de l’opéra et leur regard sur l’école a changé, tout comme leur attitude et résultats scolaires. Ou encore, à Pézenas, en terre du Languedoc-Roussillon, région des vignes, Dylène, Elsa, Assias, Charlène, Jacques-Henri, élèves en CAP, en bac pro ou en BTS, travaillent et entreprennent ensemble pour apprendre collaborativement. Ils se sont même engagés dans la création de mini-entreprises et sont fiers d’avoir reçu le 1er prix de l’entrepreneuriat et d’avoir été vice-champions du concours national des mini-entreprises, et couronnés à Paris. Leur projet, fédérant des compétences de différents niveaux et de différents horizons, est parti de deux classes ; aujourd’hui dix classes les ont rejointes…

Elles et ils s’appellent encore Pascale, Hélène, Marc, Patrice, Yves… Quel est le secret de ces enseignants et personnels éducatifs qui réussissent à amener leurs élèves non seulement à l’excellence, mais à l’enthousiasme ? Quels sont les ingrédients nécessaires et explicatifs de part et d’autre, l’élève et l’enseignant, qui pourraient autoriser le bonheur à l’école ? Est-ce le fait d’« être à l’ouest » du Sud ou du Nord, d’un peu nulle part, en marge ? Pour apporter des réponses, un regard pluriel est nécessaire : du capital émotionnel à ce que j’appelle la « bienvivance », les neurosciences, les sciences de l’éducation et de la formation, la psychologie et l’économie, d’une manière générale les sciences des ressources humaines apportent leur éclairage.

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