« L’ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse », déclarait Emmanuel Macron en 2020. Il « se déplace vers des pays et des communautés… », ajoutait le directeur général de l’OMS. Autant de discours moins savants que politiques qui, se plaisant à personnifier le covid19 en lui prêtant des intentions malfaisantes, ont poussé Samuel Alizon, directeur de recherche au CNRS, à mettre les points sur les « i » : « En biologie, on adore raconter des histoires et anthropomorphiser. Mais il faut bien être conscient des limites de l’analogie, et toujours garder à l’esprit que ce sont les règles de l’évolution qui mènent le jeu », affirme-t-il sur le site Reporterre. Ainsi, le nouveau coronavirus aurait le même comportement que n’importe quel organisme vivant doté d’une capacité de reproduction et d’évolution, d’une faculté à migrer ainsi qu’à s’adapter à son environnement. Mais est-il vraiment « vivant » pour autant ? Le biologiste soulève là un point très controversé de l’histoire des sciences.
Les virus, à la frontière du vivant
Ces microorganismes ont besoin d’entrer dans une cellule pour croître et se multiplier. Ils remettent en question les limites de la vie.
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